marie bouts

 

J'ai grandi dans le Sud-Ouest.
Mon enfance passe sans télévision, à peaufiner un art de la cabane fragile et à dialoguer avec toutes sortes d'êtres vivants.

Mes premières amours m'ont donné très tôt le goût des histoires.

 

 

Aujourd'hui, je m'appuie sur une pratique de l'inventaire (relevés de terrain, entretiens, documents) augmenté d'imaginaires (individuel, collectif, le mien, celui des autres).
Je mélange des dessins, des textes et des photos pour rendre palpables, au sein de formes arborescentes, les relations entre les êtres, les choses, les lieux, les forces.


S'il m'arrive souvent de fabriquer des livres, des cartes ou des dessins muraux, j'aime aussi me poser la question de ma présence au sein de ces récits, qui peuvent alors s'apparenter à une performance - lecture, dessin en direct, jeu de discussion.
Je n'exclus pas - tout en racontant -  de me promener, de faire la cuisine, d'allumer des fumigènes, de dérouler du scotch, de montrer mon cœur.

J'aime travailler avec les autres, quels que soient leurs âges, leurs fonctions, leurs pratiques.

Comment apprendre à créer du commun au sein de relations équitables ?
Ah. Jamais facile,  jamais résolu.

 



Vertige - celui de l'espace (l'interstice, la faille, le jeu) entre les sujets et entre les choses.

Délicatesse - celle que je cherche, pour invoquer les esprits des lieux.
Constance - celle de la question du pouvoir, qui s'invite régulièrement au sein de ma pratique.

 

 

 

Un 20 septembre, j'ai commencé à enseigner aux Beaux-Arts de Lorient.


Que ce soit ici ou là, tant que  je me demande : " Qu'est-ce que j'fous là ? ", tout va bien.