marie bouts

Je suis née en 1978, à Toulouse.
Mon enfance se passe sans télévision, dans la nature, à peaufiner un art de la cabane fragile. 

 

Mon premier amour (la littérature) m'a donné très tôt le goût du récit.
Plus tard, alors étudiante, j'ai commencé à dessiner les relations entre les êtres (les êtres, les choses, les lieux, les forces) - une pratique qui ne m’a pas quittée à ce jour, sûrement parce que je n'ai pas su résoudre les questions qu'elle me pose.

 

Face au vertige permanent suscité par ma place d’être vivant, je cherche à comprendre où je me trouve : dans quel endroit, et dans quelle histoire ?

 

Les machins que je fabrique s’enracinent dans l'observation du réel : interviews d’habitants, arpentage des lieux. J'ajoute généralement une courte dose d’imaginaire et de mythologie personnelle.

Quand le dessin échoue, j'utilise les mots, et vice-versa - ça crée du jeu.

 

Régulièrement amenée à travailler avec d’autres personnes, j'attache beaucoup d’importance au rôle que peut avoir l’art dans la description du réel, visible et invisible.
Je me demande sans cesse: comment être la témoin de la réalité et comment redire, en les mettant en perspective, les paroles confiées et les signes perçus?

 

Je n'ai toujours pas fini d'écrire mon mémoire sur le Doute.